Nicolas Bacri

© Photo Eric Manas


Nicolas Bacri vu par Philippe Orreindy (2019) : Grand Prix de la musique symphonique de la Sacem en 2006, nommé cinq fois aux « Victoires de la musique classique », il est l’auteur de près de 150 partitions dans toutes les formes musicales (opéra, quatuors à cordes, symphonies, œuvres concertantes, œuvres vocales et chorales…). Mais, il est surtout un compositeur qui a contribué au changement d’époque musicale, du XXème au XXIème siècle, tout autant que son « opposé esthétique » Pierre Boulez l’avait fait au milieu du XXème.

(Car même si ce dernier est mondialement connu, il n’a en réalité fait que continuer la vraie révolution musicale d’avant-guerre, celle de l’école de Vienne, anti tonale, créée par Arnold Schoenberg depuis 1908. La rupture musicale de l’école de Vienne provoqua l’hostilité nazie qui adulait, au contraire, les mélodies romantiques et lyriques. Depuis 1945, « l’avant-garde musicale », dont les chefs de file furent, outre Pierre Boulez, Luciano Berio, Iannis Xenakis, Gyorgy Ligeti et Karlheinz Stockhausen, a banni la mélodie qu’elle considère comme faisant référence au nazisme bien que cette considération demeura dans le domaine du « non dit », de l’understatement, voire du tabou. Et, pendant toute la seconde moitié du XXème siècle, l’orthodoxie moderniste qui en fut la conséquence (dont certains ont été les professeurs de Nicolas Bacri au CNSM) s’est ingéniée à ostraciser toute expérience de retour à la mélodie dans la musique contemporaine. Ce qui n’a fait qu’accentuer le penchant naturel du public, des interprètes, des directeurs de festivals, à se réfugier dans des valeurs sûres : 90% de la musique classique jouée dans le monde, à été écrite avant 1945. Malgré cela, les « avant-gardistes » actuels se réclament toujours des dogmes de l’orthodoxie moderniste datant des années 50 et incriminent la paresse intellectuelle de la majorité des interprètes et du public pour expliquer leur isolement. Nicolas Bacri, lui, a été l'un de ceux qui ont justement fait renaître, à partir des années 90, l’autre branche de la musique moderne d’avant-guerre : la branche « coupée » d’une tonalité non conventionnelle, celle de Bartok, Barber, Dutilleux, Britten, Chostakovitch, Stravinsky, Prokofiev... En osant se libérer du sectarisme anti-tonal de l’avant-garde musicale auto-proclamée de l’Europe de l’Ouest qui dure depuis 70 ans, Nicolas Bacri n’a pas craint de se mettre en marge des institutions spécialisées de la création musicale. Cela l’a même poussé à écrire deux livres, « Notes étrangères » et « Crise », dans lesquels il déclare que la recherche musicale doit sortir des laboratoires pour s’ouvrir au public dans les salles de concert. Et, ainsi, sauver la musique dite « contemporaine ». Heureusement le succès international est au rendez-vous   Philippe Orreindy – 2019)

COSI FANCIULLI N. Bacri

créé au Théâtre des Champs Elysées en 2014 et repris en 2016 par Opera Bel Canto pour son Festival de >Envoléees Lyriques à Rueil Malmaison

LES QUATRE SAISONS N. Bacri

On connait celles de Vivaldi et on a bien raison de bouder celles de Piazzolla ! Voici les 4 Saisons du XXIéme Siècle !

DE LA DOUCEUR N. Bacri

L'avant-dernier succès international du compositeur avant la création en février de OPHELIA'S TEARS créé par l'Orchestre Symphonique de Chicago dirigé par Riccardo Muti. Création Philadelphie janvier 2020 pour Soprano, Mezzo-Soprano et piano sur des poèmes de Verlaine

https://i.ytimg.com/vi/icWAhtWFlTg/maxresdefault.jpgLes Quatre Saisons Nicolas Bacri - YouTubeLes Quatre Saisons de Nicolas Bacri Klarthe Records François Leleux - hautbois Valeriy Sokolov - violon Adrien La Marca - alto Sébastien van Kuijk - violoncelle Orchestre Victor Hugo Jean ...

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